Prendre soin de sa santé est un processus qui s’accomplit dans les gestes de tous les jours. Vous trouverez ici des conseils et des renseignements de tout genre pour vous aider à mieux prendre soin de votre santé.

Conseils préventifs pour la santé du dos
Le bas du dos
Ah! les souliers
Le sac à dos
Un bon matelas


L'entretien: Tout doit être entretenu: votre maison, votre voiture, votre gazon, vos dents. Ne laissez pas votre système nerveux et vos articulations sans entretien car vous risquez tout simplement d'en payer le prix. Prenez rendez-vous avec votre chiropraticien(ne) dès aujourd'hui.

 

La Posture: La correction de votre posture assise ou debout ou même couché peut grandement soulager les tensions quotidiennes sur votre colonne. Beaucoup de personnes sont surprises de voir à quel point leur posture habituelle est loin d’être correcte. Le port d’une chaussure inadéquate peut aussi nuire à votre posture. Demandez à votre chiropraticien(ne) de vous enseigner les bonnes postures et mettez-les en pratique, vous verrez la différence.


Se lever, se pencher incorrectement peut mener à des blessures ou traumatismes. Levez toujours un poids lourd en utilisant vos jambes, en pliant les genoux au lieu de la taille, et gardez les objets près de votre corps. Évitez de travailler au-dessus de votre tête ou de vous pencher pour de longues périodes. Si vous transportez régulièrement des poids lourds (plus de 15% que votre poids) vous pourriez considérer un support ergonomique pour votre dos.

Le repos: Il est capital que vous soyez suffisamment reposés. Un manque de sommeil est non seulement néfaste à court terme mais il complique toujours une problématique de santé existante. De plus, nous passons approximativement le tiers de notre vie au lit. Assurez-vous que votre matelas fournisse un support correct. Dormez sur le dos ou sur le côté au lieu de sur le ventre afin de garder votre colonne dans une bonne posture. Votre oreiller devrait fournir un support adéquat pour votre tête et votre cou.

La nutrition: Vos tissus ont besoin de bons nutriments pour se régénérer. Soyez donc attentif à votre alimentation et faites en sorte qu'elle soit équilibrée et saine. Buvez de l'eau en grande quantité et prenez le temps de mastiquer complètement vos aliments.

L'exercice: L'être humain est fait pour bouger. Sortir pour faire une marche rapide de 30 minutes à tous les jours est un moyen simple de faire de l’exercice et qui est à la portée de tous. Suivre ce simple conseil pourrait changer votre vie.

La gestion du stress: Dans notre société, nous vivons constamment sous la pression de la performance. Apprenez où sont vos limites et soyez vigilants face à vos capacités à gérer adéquatement votre quotidien. Si vous sentez que vous êtes sur le point de "craquer", demandez de l'aide

La lombalgie, ou douleur localisée dans le bas du dos est chose fréquente. Selon les statistiques, 80% de la population souffrira de maux de dos à un moment ou à un autre au cours de sa vie. Ces lombalgies peuvent être dues à une mauvaise posture, un poste de travail inadéquat, une mauvaise façon de lever des charges, une mauvaise technique de travail, des mouvements répétitifs, ou être causées par le stress, des chaussures inadéquates, une compensation d’une blessure à la cheville, au genou, à la hanche, etc…

Plusieurs types de lombalgies existent :

Il y a la lombalgie commune qui est une douleur au bas du dos sans pathologie spécifique sous-jacente i.e. l’intégrité du disque, des ligaments et des muscles est intacte. La lombalgie est associée à la présence de subluxations vertébrales (vertèbres mal-alignées et/ou restreintes dans leur mobilité) accompagnées de tensions musculaires. La lombalgie est plus ou moins dépendante de l’activité et est généralement soulagée par le repos.

L’entorse lombaire ou lumbago. Communément appelée « tour de reins», l’entorse lombaire fait habituellement suite à un effort, un traumatisme ou un faux mouvement, avec parfois perception d’un craquement. Le patient aura de la difficulté à se mouvoir dans certaines directions. L’entorse est un étirement de la capsule et des ligaments entourant les articulations vertébrales. Elle est associée à des spasmes musculaires et parfois des irradiations vers les jambes ou les aines dépendant du niveau de l’entorse.

La hernie discale est une lésion au niveau du disque intervertébral. Il s’agit d’une déchirure plus ou moins grave de l’annulus (anneau fibreux entourant le noyau discal) à travers laquelle le noyau peut s’infiltrer et parfois s’extérioriser sous le ligament vertébral. La douleur apparaît si cette hernie vient au contact d'une structure sensible nerveuse (le nerf sciatique par exemple), ligamentaire ou si elle crée un obstacle mécanique à la mobilité du disque. Parmi les signes et symptômes de l’hernie discale, on retrouve la douleur irradiant à la jambe avec déficit neurologique aggravé en flexion. Elle peut être traitée de façon conservatrice (en utilisant une ou plusieurs des éléments suivants : repos, exercices spécifiques, chiropratique, physiothérapie) ou par la chirurgie dans les cas où il y a déficit neurologique et que les thérapies conservatrices n’ont pas donné les résultats escomptés.

Ces diverses conditions peuvent mener, à long terme, à de l’arthrose dégénérative au niveau des lombaires. L’arthrose lombaire est une usure des cartilages au niveau du disque et/ou des facettes articulaires. C’est un processus qui s’étend sur plusieurs années et qui peut être asymptomatique si la mobilité des vertèbres est préservée. Elle peut être généralisée (due au vieillissement) ou localisée (suite à une blessure).

Il a été démontré par plusieurs études scientifiques que les soins chiropratiques sont sécuritaires, moins dispendieux et plus efficaces que la plupart des traitements conventionnels pour soulager de façon durable les lombalgies. Parlez-en à votre chiropraticien/ne.

La chiropratique ne se concentre pas uniquement sur les symptômes de vos maux mais sur leurs causes. Le corps est un tout où chaque structure influence l’autre. Lorsque que l’on parle de maux de dos, de cou ou de tête, on pense colonne vertébrale mais on oublie parfois les pieds. Les pieds servent de base au corps et peuvent par ce fait même influencer la mécanique de la colonne vertébrale.

La chiropratique ne se concentre pas uniquement sur les symptômes de vos maux mais sur leurs causes. Le corps est un tout où chaque structure influence l’autre. Lorsque que l’on parle de maux de dos, de cou ou de

tête, on pense colonne vertébrale mais on oublie parfois les pieds. Les pieds servent de base au corps et peuvent par ce fait même influencer la mécanique de la colonne vertébrale. Les pieds ont pour fonction de nous tenir debout et de nous propulser. Lorsqu’un patient se présente avec des douleurs tant lombaires, dorsales ou cervicales qui apparaissent debout, à la marche ou peu de temps après, le/la chiropraticien/ne peut vérifier si la cause est due à une mauvaise mécanique du pied ou à des souliers inadéquats.

Le pied est composé de 26 os qui forment 2 arches : une longitudinale à l’intérieur du pied et une transverse sous les métatarses. L’agencement des os et le tonus des muscles soutenant la cheville et le pied sont très importants. Si l’agencement de ces os est subluxé, ou mal soutenu par la musculature, il peut résulter une torsion du tibia que se répercutera au niveau du fémur et ensuite au niveau du bassin et de la colonne vertébrale. De plus, le dessous du pied contient des milliers de récepteurs ayant un impact sur la posture. Ces récepteurs nous informent constamment de notre position dans l’espace.

Facteurs pouvant influencer la mécanique du pied.

Le pied a initialement été bâti pour marcher sur de la terre battue, du sable, du gazon et non sur du ciment, de l’asphalte, ou du terrrazo. De nos jours, le pied est soumis à un stress mécanique important dû à ce type de surface moderne. Si nous ajoutons à ce stress celui du type de souliers que nous portons, la mécanique du pied et de la colonne vertébrale peuvent être perturbés et causer douleurs et malaises.

Les souliers de nos jours subissent beaucoup l’influence de la mode. Très (trop) souvent cette mode ne tient pas compte de l’impact du soulier sur la mécanique humaine.

Les souliers à talons hauts

Qu’ils soient aiguilles, carrés, en biseaux ou autre, l’effet de hauteur du talon haut reste le même. La seule différence est la stabilité plus grande du talon haut carré versus le talon haut aiguille. Les souliers à talons hauts modifient la démarche en créant une hyperlordose lombaire, une hyperextension des genoux, un raccourcissement des muscles des mollets et inhibe la mécanique normale du pied en mettant le stress sur les métatarses. À la longue, le port de talons hauts peuvent causer un affaissement de l’arche transverse des métatarses et un hallux valgus, communément appelé « oignon », ainsi qu’une contracture des mollets.

Les souliers plate-forme

Les souliers plate-forme, quant à eux, causent un problème au niveau de la mobilité normale du pied et de la mécanique de la démarche. Normalement, lors de la démarche, le talon est déposé en premier, ensuite le poids se transfère vers l’avant au niveau de la 5e métatarse pour finalement se déplacer vers le gros orteil. Le gros orteil effectuera ensuite la poussé nécessaire pour se propulser et avancer un pas de plus. L’inhibition de la mobilité du pied perturbe la démarche et les récepteurs de posture. L’amortissement de l’onde de choc lorsque le talon vient en contact avec le sol se fait moins bien avec de tels souliers.

Les souliers mal attachés et les souliers de « skate ».

Normalement, les lacets servent à empêcher le pied de sortir du soulier. Ils permettent aux côtés de la chaussure de soutenir le pied pendant la démarche.
Les souliers mal attachés et les souliers de « skate »causent un affaissement de l’arche longitudinal avec tout l’impact que cela peut avoir sur la mécanique de la colonne vertébrale. La simple action d’attacher les souliers plus serrés aide souvent à régler des cas de douleurs récurrentes aux genoux, au bas du dos et même plus haut dans la colonne vertébrale. La propulsion par les orteils est aussi meilleure avec un soulier bien attaché car les orteils ne sont pas occupées à retenir le soulier.

Les souliers de « skate » doivent aussi être attachés plus serrés. Faire attention à ce type de souliers qui ne convient pas aux pieds étroits. Ils conviennent plus facilement aux gens ayant les pieds larges.

Chaussure à son pied

Il est important de bien choisir la grandeur et la largeur des souliers. Un soulier trop grand n’aura pas l’arche ni le point de flexion à la bonne place et le pied risque de ballotter perturbant la mécanique du pied. Un soulier trop petit entraîne des problèmes d’orteils marteaux, d’ « oignons » en plus d’avoir une arche à la mauvaise place. Un soulier trop large sortira du pied à moins de compenser par la longueur et de se retrouver avec des problèmes d’orteils…

La prévention a toujours meilleur goût. Prenez l’habitude de bien vous chausser afin d’éviter les problèmes divers (parfois permanent) qui peuvent découler d’une mauvaise chaussure. Faites vérifier votre posture ainsi que la mécanique de vos pieds par votre chiropraticien/ne de façon à déceler et corriger ces problèmes le plus tôt possible.

Les périodes de l’enfance et de l’açdolescence sont des périodes critiques pour la santé future du dos à cause de la croissance. Une mauvaise posture ainsi que de mauvaises habitudes pour lever et porter des charges peuvent affecter la croissance des os tel un jeune arbre soumis à de forts vents. Ce dernier poussera tout probablement croche si on ne le tuteure pas. Mais qui voudrait être obligé de « tuteurer » sa colonne vertébrale ?? Or, une colonne « croche » est plus susceptible à l’usure prématurée (arthrose) et aux blessures multiples.

Parmi les sacs d’école, le sac à dos occupe une place d’importance. Son avantage principal étant de répartir le poids sur les deux épaules s’il est porté adéquatement.

Idéalement, le sac à dos devrait aussi avoir une ceinture de taille afin de répartir le poids entre les deux épaules et la taille.

Un sac à dos porté sur une épaule seulement force les muscles et la colonne vertébrale à compenser pour le poids réparti inégalement. Ceci pourrait occasionner une scoliose, des douleurs au haut du dos, de cou, des maux de tête ainsi que des problèmes d’épaule.

Pour enfiler le sac à dos, il serait bon de le placer sur une surface à la hauteur de la taille ou de demander à quelqu’un d’aider à l’installer. Les bretelles doivent ensuite être ajustées de façon à ce que le sac épouse confortablement le corps sans ballotter d’un côté à l’autre. La ceinture de taille devrait être attachée de façon à ce que le bas du sac ne soit pas appuyé sur les fesses.

Autre point très important, le POIDS du sac à dos ne devrait pas dépasser 10% du poids de la personne. Un sac à dos trop lourd pourrait occasionner soit des douleurs au dos, des douleurs au niveau des trapèzes, une hypercyphose, une hyperlordose, une scoliose, des douleurs aux épaules et même des maux de tête.

Le choix d’un sac à dos

Un bon sac à dos comporte deux bretelles ajustables et rembourrées d’une largeur de 5cm, une ceinture de taille, un derrière de sac rembourré et plusieurs pochettes. Évitez les sacs en cuir qui sont déjà pesant en partant. Choisissez un sac en toile de qualité. Le sac à dos devrait être acheté en présence de son utilisateur. Il est important de considérer la grandeur de la personne à qui il est destiné. Le sac ne devrait pas descendre au niveau des fesses et ses bretelles devraient pouvoir être ajustées sans être trop serrées ni trop lâches.

Quelques trucs pour alléger vos sacs d’école : 

- Avoir un double de crayons, effaces et menus articles à la maison et
   laisser l’autre à l’école.
- Mettre les feuilles de devoirs, d’étude dans des port-folio au lieu
   d’amener les gros cartables.
- Faire le ménage régulièrement (à toutes les semaines) du sac à dos
   et éliminer tout papier ou objet inutile.
- Distribuer le poids uniformément.

Vous réveillez-vous chaque matin avec le dos endolori? Après 10 ans, un matelas commence généralement à démontrer des signes de fatigue : creux, bosses, moins ferme à certains endroits,… c’est signe qu’il faut le changer. Après 15 ans, votre matelas est dû pour un renouveau et après 20 ans, votre matelas est plus que dû. Il existe plusieurs types de matelas mais l’aspect le plus important à considérer est la FERMETÉ du matelas. Votre choix final dépendra de votre poids, de celui de votre conjoint, de vos préférences de matériaux et de votre condition de santé.

Ferme ? Moelleux ?

Le matelas doit être ferme sans être trop dur. Lorsque vous êtes allongé sur le dos, votre colonne vertébrale épouse naturellement la forme d’un S léger (on retrouve une lordose (un creux) dans le bas du dos et au niveau du cou). Un bon matelas devrait donc soutenir la courbe naturelle du dos et assurer à la colonne vertébrale le même repos réparateur qu’au reste du corps. Un matelas trop mou ne fournira pas le support nécessaire et créera « l’effet hamac » : la colonne s’enfonce dans le matelas et perd ses courbes naturelles. Il sera plus difficiles de vous tournez d’un côté à l’autre si le matelas est mou. Un matelas trop dur, par ailleurs, ne supportera pas les courbes du dos avec seulement le bassin et les épaules comme appui. Le bas du dos ne peut donc pas reposer à cause de l’effet de la gravité qui l’attire vers le matelas sans support. Ceci peut entraîner des courbatures et des douleurs chez certaines personnes. Plusieurs matelas ont maintenant des surmatelas qui offrent un confort accru au matelas en supportant les courbes du dos tout en offrant une bonne fermeté permettant de garder le dos droit.

Comment choisir le bon matelas?

Un matelas très ferme peut paraître inconfortable pour une personne légère et être parfait pour une personne plus corpulente. Pour en avoir le cœur net, il faut l’essayer. Lorsque vous magasinez un matelas, assurez-vous d’avoir du temps devant vous pour prendre le temps d’essayer plusieurs matelas pour plus que quelques minutes. Prenez votre temps : après tout, vous passez le tiers de votre vie à dormir… Habillez-vous de façon décontractée, des vêtements serrés peuvent fausser votre impression lorsque vous vous allongez sur un matelas. N’hésitez pas à pousser l’audace jusqu’à amenez votre oreiller. Si vous dormez en couple, les 2 conjoints devraient être présents en même temps et les deux devraient être confortables même si l’autre se tourne de côté.

Un matelas se magasine couché et non debout. Si vous êtes en train de marchander et d’examiner les matelas debout, vous pourriez le regretter. Allongez-vous pendant plus qu’une dizaine de minutes et notez chaque fois la position de votre dos. Plus tard, lorsque vous vous endormirez en oubliant votre matelas, vous vous en féliciterez.Enfin, il est conseillé d’acheter le matelas et le sommier en même temps. Les 2 sont complémentaires : un bon matelas sur un mauvais sommier s’use plus rapidement. À moins que vous ayez une base en bois, dans lequel cas, un sommier peut ne pas être nécessaire.

 

voici un article paru dans le Journal de Montréal de juin 2008:


Les bonnes postures du sommeil




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